De vous à moi
De vous à moi vous ne ressentez seulement que la douleur voilée de cette danse de la liberté volée, la trahison d’une seule mémoire lavée à l’eau des désirs d’existences, la raison égarée sur les chemins oubliés des contrebandiers de nos dignités. Ouvrez les fenêtres et laissez entrer la lumière de nouvelles aires d’enfermement en jouant la musique de l’oubli dans le scintillement des luxphènes. Versez le quart, la moitié, puis le tout et pour prendre le grand large, le retourner en la direction connue de vos seules directives, puis se débarrasser du reste dans le puits de l’oubli, les humiliations, les insultes et les consentements extorqués. Simplement, versez toujours pour rester vivant, dans l’odeur des parfums tièdes d’un dernier printemps puisqu’il nous paraissait absurde ce contact à la serre chaude de votre ventre, avec pour seul bagage la chance de partir, nomades déroutants d’une sphère virtuelle vouée au hasard.