Echos d’écrits à des degrés divers

mai 27, 2008

“Regarde moi mourir de n’avoir su t’aimer”

Classé dans : Non classé — loiez @ 8:40

Je danse avec la mort en ses bras barbelés
ses bijoux d’aciers froids brillent dans l’obscurité
et guident mes pas tremblants vers l’éternité
Regarde mes deux mains qui se croisent à jamais

La vie n’est qu’une machine à broyer du coeur
mes rêves sont floutés aux mauvais vins des ailleurs
hantés des souvenirs du parfum du bonheur
Regarde mes yeux noirs qui se ferment sans pleurs

Reste avec moi cette nuit , offre moi ce beau geste
Aide moi seulement à vivre les heures qui me restent
met ta main dans la mienne comme une dernière caresse
Regarde mon visage qui blanchit sans faiblesse

Pourquoi l’aube se fait-elle attendre encore ?
la musique m’épuise en parcourant mon corps
mais quand viendra le temps de ce dernier accord
Regarde ma poitrine et si elle bat encore

AInsi le jour s’annonce et dans la lumière blanche
tu ne me vois enfin qu’en un souvenir d’enfance
une blessure cruelle, une mémoire d’errance
Regarde bien mon ombre , il n’y a plus qu’elle qui danse

mai 8, 2008

Le vent de Balaguère

Classé dans : Non classé — loiez @ 4:24
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les volants insouciants de ta robe de mousseline
emportent aux vents impudents de Balaguère
les êmes brunes aux parfums de l’enfer
ne laissant seul au temps qu’une mémoire cristalline

Danse encore dans mon souvenir

Un souffle d’ether

Classé dans : Non classé — loiez @ 4:22
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Et il te faudra encore savoir que toujours je t’aime,
vivre avec les ombres chaudes de ce poème
et puis, te donner aux notes sombres et inconnues
d’un improbable parfum aux accords défendus

Baisers volés sur tes lèvres carmines en un souffle d’ether
Sans bruit, ni pudeur, aux étamines offertes de tes fleurs,
la caresse carmélite de mes lèvres, franchira sans douleur
la porte de ton âme et dévoilera à jamais ton infini mystère

février 2, 2008

En attendant la pluie

Classé dans : Non classé — loiez @ 9:25

En attendant la pluie dans la lumière qui danse,
aux silences du vent l’acouphène d’une transe,
impudique et violente, agite les voiles légers
et signe en tournant son ultime ballet.

janvier 21, 2008

Check point Bethleem

Classé dans : Non classé — loiez @ 8:22
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On y arrive , on y est presque, dit la vigie de quart, le regard fixé sur l’ailleurs.
Des laitances bleuâtres planent ; un air salé pique les sens effrontément.
Les corps dépouillés d’inutiles étoffes s’exhibent à la sècheresse assainissante.
Ah! que la vie est belle dans les raz des îles.
Les mots morts nés d’un clavier invisible sont des paroles d’anges qui sur la pointe des ailes, les pieds allant vers cette bouche goulue qui
Vous aspire l’âme et vous broie, à ne plus rien en rester, qu’un nouveau foetus étrange, dansent à vous saoûler jusqu’aux lueurs mâtines.
Ils déchirent le silence lourd des brumes assassines à en fendre la glace des coeurs par l’étrave de nos vérités rêvées.

Encore un effort , nous y sommes presque !
Encore une accolade, un coup de coude aux côtes éreintées
Enflent mes voiles des vents porteurs au soir de nos fatigues anciennes.
Encore un soir et des soirs à écluser des bouts de coeur et d’haleines chaudes, vivantes.
Aborder l’autre rive, là où tout se fait à l’envers,
Enfants électriques, pièces rapiécées de milliards de photons jouissant
jusqu’au dernier de l’existence.

Immensément petit, mains jointes, robes de tulle contre toiles de bure,
Anachorète des villes fais toi missionnaire des nouvelles terres,
Enveloppe la terre de ta peau d’amour. Elague les débris, panse les sillons,absous.
Tu me verras danser dans la poussière jusqu’à l’épuisement, baiser la terre
comme une femme,
Ivre de sons nouveaux et de musiques pas sages.
Donne moi la carte, le sextant et je te donnerais un trésor
ouvre tes mains, sens! l’univers entier s’y prélasse en milles lumières sur une rivière peuplée de poissons d’argent.
Donne moi l’hospitalité de ton âme et j’y bâtirai ta maison
atome parmi les étoiles, palais aux mille soleils levants
Pour que nos enfants y mêlent leurs jeux et leurs rires
Et puis, enfin, la paix nous rendra éternels.

Encore un effort, nous y sommes..

(en co-écriture avec Tamara Laï)

janvier 14, 2008

Quatre parisiennes moins une

Classé dans : Non classé — loiez @ 9:47

Couché sur un lit d’or de fougères séchées
j’attendais impatient et fier, la forge brûlante
du souffle haletant de ses premiers baisers
dans l’ivresse nauséeuse de cette ultime attente

janvier 13, 2008

De vous à moi

Classé dans : Non classé — loiez @ 7:56

De vous à moi vous ne ressentez seulement que la douleur voilée de cette danse de la liberté volée, la trahison d’une seule mémoire lavée à l’eau des désirs d’existences, la raison égarée sur les chemins oubliés des contrebandiers de nos dignités. Ouvrez les fenêtres et laissez entrer la lumière de nouvelles aires d’enfermement en jouant la musique de l’oubli dans le scintillement des luxphènes. Versez le quart, la moitié, puis le tout et pour prendre le grand large, le retourner en la direction connue de vos seules directives, puis se débarrasser du reste dans le puits de l’oubli, les humiliations, les insultes et les consentements extorqués. Simplement, versez toujours pour rester vivant, dans l’odeur des parfums tièdes d’un dernier printemps puisqu’il nous paraissait absurde ce contact à la serre chaude de votre ventre, avec pour seul bagage la chance de partir, nomades déroutants d’une sphère virtuelle vouée au hasard.

janvier 12, 2008

Le peuple d’Hénoch

Classé dans : Non classé — loiez @ 5:17
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Tu ne sais pas à l’embouchure du fleuve de tes rêves le bruit mat de mes ailes dans la cage de tes regrets. Seulement tu auras, déjà âgée, quitté ceux qui t’aiment …quatre chaises et un logiciel.

Et je flotte insconscient sur un fleuve d’ether aux courants lents et puissants comme comme des ciels d’hiver.

je ne sais si j’irais vers elle et sur le bon côté de son malt. J’ai pourtant gagé plus de rois que de reines en ces dernières années.
Que j’ éjacule sur l’armée des naines et leurs gloussements d’effroi ! Est-ce ainsi que l’on me voit ?
je ne suis que lame hors d’usage et gueule de bois cernée de zinc froid quand dans tous les cas, résignés aux évidentes sentences du calcul mental : deux êtres bleus, ne peuvent voler de concert en ces mêmes cieux de métal froid.

Et je flotte insconscient sur un fleuve d’ether aux courants lents et puissants comme comme des ciels d’hiver.

Naja aux yeux de perles je m’essaye à l’offre d’une bette en l’honneur d’une peste humide mais je sais que sera l’an où jeté au ban de sa mefiance elle trouvera mon cadavre surréel et déhanché pour qu’elle y gave ses crocs aux fatales arcanes de mes anciens maux, arrachés aux uns et aux autres à l’aune d’une souffrance aussi cordiale qu’animale .

Et je flotte insconscient sur un fleuve d’ether aux courants lents et puissants comme comme des ciels d’hiver.

Les jeans encages comme un article vendu en un fruit théorique et ces exodes de yaks bleus au sas de ton vagin. ce sont des livres d’ herbe exquise au goût de ma seule came les notes de ton mal. Qu’elle me brûle au henné, sagittaire en flamme, quand ce crachat sexuel, dernier legs de mon aura, s’épanchera comme vingt grammes de mercure à boire , nous lèverons nos verres à l’absence d’ego devenue musique des ciments prompts, amants étrangers à nos violentes vérités .

Et je flotte insconscient sur un fleuve d’ether aux courants lents et puissants comme comme des ciels d’hiver.

je sais le soleil mort et le harem silencieux. Nulle trace de tes songes que des visages en strates qui grésillent, amniotes et gousses clonées à la trame de mes papilles. Viendra au tour des papes de sel, police de ces tares moisies, l’honneur poli de les faire taire. Et toujours le silence.

Et je flotte insconscient sur un fleuve d’ether aux courants lents et puissants comme comme des ciels d’hiver.

j’ai la palanque placée a la droite des empois
l’or blanc, qui poussé des glaçures, flotte comme des bahts et alerte, en chantant, les gardes des geais aux milles carats
là où philosophent des silures de cent ans ainsi je vis du ski comme un chien de race.

Et je flotte insconscient sur un fleuve d’ether aux courants lents et puissants comme comme des ciels d’hiver.

Je ne sais en quel jeu d’ombres éphémères mon âme, cassée en hoirie de strass, fraye sous le soleil des cures du mal.
Dans l’air haché du soir mes sens en éveil me rappelle incessamment que je ne suis pas un fondeur des ailleurs mais un simple condamné à l’amère éternité.

Jig

Classé dans : Non classé — loiez @ 1:05
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A faire danser les mots jusqu’à épuisement.

janvier 9, 2008

Anzacs

Classé dans : Non classé — loiez @ 4:45
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Nous avions éclusé nos vies au comptoir d’un bar à rêves
le sang lourd et les lèvres amères de bière noires
buvant à crédit nos derniers soirs
écrasé de regrets dans le jeu sourd des trêves.
Anzacs dessinés à même le zinc de nos mémoires enfiévrées
le temps portait pourtant vers un dernier été.

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